Marschhalt bei neuen Empfehlungen zum mässigen Alkoholkonsum
(25.4153)- Abstimmung
- RedetextElisabeth Baume-Schneider(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Comme je l'ai indiqué, que ce soit le Conseil fédéral ou le département, quand on décide de certaines directives, on prend les études scientifiques d'une manière générale. Donc on ne va pas attendre, ou se boucher les oreilles, ou ne plus consulter la littérature scientifique pour dire ce qui est utile ou non et pour avoir une meilleure compréhension de la consommation d'alcool.
Mais je crois vraiment qu'il y a eu un jeu par rapport à cette motion, parce que l'étude de l'Université de Navarre est extrêmement restreinte. Très concrètement, si une personne boit régulièrement un verre d'alcool ou non, selon son milieu social, ce sera très différent. Si elle est malade ou non, ce sera très différent. Donc cette étude limitée aux personnes d'un certain âge et avec une faible cohorte ne permettra aucunement de préciser des données de nature soit scientifique soit sociale. C'est une réalité.
- RedetextUrsula Zybach(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Frau Bundesrätin, der Motionär möchte, dass man auf die Unati-Studie wartet. Sie haben beschrieben, dass diese nicht die Resultate liefert, die man eigentlich haben müsste. Wenn wir jetzt die Motion annehmen würden, heisst das, dass wir dann bis 2028 oder 2029, bis die Resultate da sind, gar keine neuen wissenschaftlichen Erkenntnisse mehr in unsere Empfehlungen einbauen könnten? Würde unsere Bevölkerung somit nicht über die aktuelle Faktenlage verfügen, um selber zu entscheiden, ob sie Alkohol trinken will, und wenn ja, in welcher Menge und was?
- RedetextElisabeth Baume-Schneider(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Merci beaucoup, Monsieur le conseiller national Bläsi. On a déjà perdu du temps sur cette question de l'alcool et on pourrait en discuter longuement. Vous avez tout à fait raison et le rejet de cette motion ne change rien. Je n'ai aucunement dit qu'il s'agissait d'interdire la consommation d'alcool de manière brusque pour les consommateurs. Ce qui est dit, c'est que consommer n'est pas anodin, en particulier pour certaines personnes vulnérables et malades, et qu'il y a des effets sur la santé. Après, chacun choisit en toute connaissance de cause.
- RedetextThomas Bläsi(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
J'aimerais juste m'assurer que vous avez tenu compte d'un facteur. J'ai bien entendu vos propos, très intéressants, et je peux en partager une partie, en tant que professionnel de la santé. Savez-vous que si 10 pour cent de la population est addict à la substance, 10 pour cent de cette population, soit 1 pour cent de la population générale, ne peut pas arrêter sa consommation d'alcool ? En cas d'hospitalisation, elles vont déclencher un delirium tremens qui va avoir les mêmes effets qu'une démence sénile. Dans le discours que j'ai entendu de votre part, ne voulez-vous pas nuancer en prenant en compte ces personnes ? L'arrêt d'alcool subit peut être dramatique pour certains patients et entraîner une perte de leurs facultés cognitives.
- RedetextElisabeth Baume-Schneider(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Die Motion verlangt, dass der Bundesrat bis zum Vorliegen der Ergebnisse der Unati-Studie keine neuen Richtlinien zum sogenannten mässigen Alkoholkonsum verabschiedet. Einleitend möchte ich einen wichtigen Punkt hervorheben: Es ist nicht vorgesehen, dass in der Schweiz Richtlinien zum Alkoholkonsum erlassen werden. Vielmehr ist der Bundesrat bestrebt, die Eigenverantwortung der Bevölkerung in Bezug auf den Alkoholkonsum zu fördern und zu unterstützen.
Le Conseil fédéral est en effet convaincu que la population doit être informée de manière objective des risques de la consommation d'alcool, en particulier pour les personnes vulnérables ou ayant des maladies préexistantes. On peut penser à certaines personnes malades chroniques, mais également aux femmes enceintes, de même qu'aux adolescents et aux enfants. L'état de la recherche sur la consommation d'alcool et la santé a fortement évolué au cours des dernières années. Afin de donner une vue d'ensemble actualisée des bases scientifiques en la matière, la Commission fédérale pour les questions liées aux addictions et à la prévention des maladies non transmissibles a publié un rapport de base au mois de mars de cette année. La publication de ce document de synthèse a déjà été annoncée l'année passée. Il est important de préciser que ce rapport n'a pas été réalisé sur mandat de la Confédération. Cette commission est une autorité indépendante et c'est bien ainsi. Ce document n'a pas non plus de lien direct avec les recommandations de l'OMS.
Le rapport de base de cette commission démontre que, selon les études actuelles, il n'existe pas de consommation d'alcool sans risque. Cela ne signifie pas non plus que toute consommation d'alcool est nocive pour la santé. En effet, selon les connaissances scientifiques actuelles, les risques d'une consommation occasionnelle et en faible quantité ne peuvent pas encore être évalués. En revanche, il est prouvé scientifiquement qu'une consommation régulière d'un verre dit standard par jour augmente le risque de développer, entre autres, des maladies telles que le cancer de la bouche, du pharynx, du larynx, de l'oesophage, du sein, du foie et du côlon. Il ne s'agit pas d'être dans une dynamique de dramatisation, mais il s'agit aussi, concrètement, de dire ce qui est de l'ordre du possible. Sur la base de ces éléments scientifiques, la commission arrive à la conclusion que "moins d'alcool c'est mieux". Dès lors, il ne s'agit pas d'une recommandation absolue ni d'un appel à l'abstinence, mais bien d'un repère individuel qui vise à encourager une consommation d'alcool aussi consciente et choisie que possible. J'indique encore que, en tant que ministre de la santé, je ne peux pas passer sous silence que, en plus du cancer, la consommation d'alcool peut provoquer plus de 200 autres maladies, comme l'hypertension artérielle, une insuffisance cardiaque, le diabète ou encore, bien sûr - la plus connue d'entre elles - la cirrhose du foie.
Ces risques liés à la consommation d'alcool sont sous-estimés au sein de la population suisse. En effet, les données de l'enquête "Santé et Lifestyle 2022" menée par l'OFSP et d'autres acteurs montrent que de nombreuses personnes n'ont pas conscience du fait que la consommation d'alcool augmente le risque de cancer. Environ un tiers de la population n'a pas connaissance du risque de cancer colorectal, 46 pour cent ignorent le risque de cancer de la bouche et du pharynx et même 62 pour cent des femmes en Suisse ne savent pas que la consommation d'alcool augmente le risque de cancer du sein. Selon le Conseil fédéral, il est dès lors important de combler un manque de connaissances. Chaque personne doit pouvoir décider en toute connaissance de cause si elle consomme de l'alcool ou si elle y renonce. Une information adéquate concernant les risques liés à la consommation est toutefois une condition préalable à un comportement responsable. C'est pourquoi le Conseil fédéral tient à informer la population de manière factuelle, de manière neutre et sans susciter de peur ou d'inquiétude.
La motion fonde son argumentation sur une étude actuellement menée par l'Unati, l'Université de Navarre en Espagne. Le Conseil fédéral est toutefois d'avis que cette étude ne fournira pas d'éléments nouveaux significatifs sur les risques liés à une consommation faible et occasionnelle d'alcool, qui pourraient être pertinents sur le plan général. En effet, l'étude porte uniquement sur les effets d'une réduction de la consommation à un âge moyen ou avancé chez des personnes ayant historiquement consommé des quantités relativement élevées. Elle ne permet donc pas d'évaluer les risques globaux d'une consommation dite modérée et une telle évaluation nécessiterait une comparaison entre abstinentes et abstinents de longue durée et consommatrices et consommateurs occasionnels à faible dose.
En conclusion, en Suisse, la consommation d'alcool fait partie, cela a été dit, de la vie sociale pour de nombreuses personnes et le Conseil fédéral ne poursuit pas une politique d'abstinence en matière d'alcool. Il reste fidèle à une politique des addictions pragmatique, ancrée dans les réalités de la vie de la population. L'objectif concret de la motion demeure en fait incertain. De l'avis du Conseil fédéral, une intervention politique qui impose aux autorités fédérales quelles sont les études à prendre en considération ou non, quelles sont les études qu'on devrait écarter dans l'information à la population, constituerait un précédent qui est questionnant. Le Conseil fédéral et l'administration ne fondent pas leurs appréciations sur des études isolées, mais bien plus sur une vision d'ensemble. Ils continueront, comme ils le font jusqu'à présent, à intégrer les nouvelles données relevées aux risques liés à la consommation d'alcool dans une information destinée d'une manière générale à la population.
Il s'agit donc d'une voie pragmatique qui a été la nôtre jusqu'à présent et, contrairement à ce que certains ou certaines mentionnent, il ne s'agit aucunement d'un changement de paradigme ou d'une volonté ou d'une obsession du Conseil fédéral ou de la ministre en charge de la santé à vouloir interdire la consommation d'alcool.
J'ajoute encore que vous avez reçu une lettre de la Croix-Bleue. Je crois savoir que cette association n'est pas une association qui fait des caprices. Elle informe et indique simplement que l'alcool n'est pas un bien de consommation ordinaire. En consommer ne pose pas de problème pour bon nombre de personnes, mais il est important d'informer sur ses effets potentiels.
- RedetextValérie Piller Carrard(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Je confirme que, dans toutes les discussions, nous tenons compte des différentes études scientifiques liées à la dangerosité et au taux de THC. C'est bien pour cela qu'on essaye aussi de mettre des limites et de réglementer, afin de protéger au mieux la santé des consommateurs.
- RedetextBarbara Gysi(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Geschätzte Kollegin, Sie haben jetzt zwar schon Einiges ausgeführt, trotzdem die Frage: Können Sie bestätigen, dass in der Beratung zum Cannabisproduktegesetz in der Kommission jederzeit auf die Gefährlichkeit von THC-haltigen Produkten und von Cannabis hingewiesen wird und die Substanz nicht irgendwie verharmlost wird, wie dieser Vorstoss dies jetzt versucht?
- RedetextValérie Piller Carrard(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Un terme qui m'interpelle et qui me choque fortement, c'est le terme "open bar". Aujourd'hui, notamment en ce qui concerne la prévention de la lutte contre les dépendances au cannabis, le projet en discussion au sein de la commission vise justement dans un premier temps à protéger la santé des personnes dépendantes au cannabis. Aujourd'hui, on ne remet absolument pas en question le fait que le cannabis, tout comme l'alcool, qui sont des substances psychoactives, a des conséquences sur la santé. Ce qu'on vise, à travers les discussions qu'on a aujourd'hui en commission, c'est de donner un statut permettant de régulariser, d'éviter et de combattre le marché noir ainsi que de renforcer la protection de la santé des personnes qui consomment, parce qu'elles ont aussi droit d'être protégées de cette addiction, tout comme les consommateurs d'alcool.
- RedetextSidney Kamerzin(Die Mitte)Schweiz
Chère collègue, vous faites preuve de la plus grande précaution pour la jeunesse par rapport à l'alcool et par rapport aux addictions. C'est très bien. Vous menez avec acharnement, avec votre groupe, le même combat par rapport au tabac. Par contre, en matière de drogues, c'est "open bar", que ce soit en matière de consommation de cannabis ou, si on entend votre ancienne conseillère fédérale, en matière de drogues dures. Trouvez-vous que c'est une politique en matière de santé crédible et cohérente pour la jeunesse ?
- RedetextValérie Piller Carrard(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Même si elle donne bonne conscience, l'idée qu'une consommation modérée d'alcool serait bénéfique pour la santé des personnes de plus de 40 ans est un mythe hérité du Moyen-Age ! Toutes les études récentes recensées par la Commission fédérale pour les questions liées aux addictions et à la prévention des maladies non transmissibles le démontrent. Composée d'experts indépendants, cette commission arrive à la conclusion qu'il n'existe pas de seuil de consommation d'alcool sans risque pour la santé. Évidemment, cette conclusion basée sur des résultats scientifiques ne plaît pas à l'auteur de la motion et à une majorité de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique de notre conseil (CSSS-N), qui brandissent la liberté individuelle. Prétendre que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) poursuit une stratégie "zéro alcool", comme ils le font, est inexact : l'OMS évolue juste vers une position plus stricte dans le but de sensibiliser pour renforcer la prévention.
Du point de vue de la minorité, cette motion est une tactique dilatoire visant uniquement à retarder l'adoption d'éventuelles nouvelles recommandations sur la consommation modérée d'alcool.
L'étude Unati, dont la motion demande d'attendre les résultats, n'est pas représentative de la population, puisqu'elle ne porte que sur les personnes entre 50 et 75 ans et est réalisée uniquement en Espagne. À ce stade, il n'y a donc aucune raison d'attendre ces résultats.
Les autres études citées par l'auteur de la motion ne sont pas plus pertinentes : celle de The Lancet montre que les éventuels bénéfices d'une consommation modérée d'alcool ne concernent que les personnes de plus de 40 ans, uniquement en cas de maladie cardiovasculaire ou de diabète de type 2 et uniquement en l'absence de toute forte consommation ponctuelle. Or la forte consommation est très vite atteinte, puisqu'on y est en cinq boissons par soirée. Ce que la motion passe sous silence, c'est que l'étude de suivi a établi qu'il n'existe pas de seuil pour le risque de cancer, qui est présent dès une consommation très faible d'alcool. D'ailleurs, dans la recherche médicale, la distinction entre consommation et surconsommation d'alcool n'existe pas : il n'y a quasiment pas de cas de figure où l'alcool est bénéfique pour la santé. Cela fait plus de dix ans que le corps médical souligne le risque sur la santé dès le premier verre.
Certes l'alcool reste solidement ancré dans la culture helvétique, mais il fait aussi des ravages et engendre beaucoup de souffrance au niveau individuel. Addiction Suisse estime que 16 pour cent de la population présente une consommation à risque moyen à élevé pour la santé, que ce soit de manière chronique ou ponctuelle lors de certaines occasions. Chaque année, plus de 1700 nouveau-nés sont concernés par des troubles liés à l'alcoolisation foetale. De plus, les coûts sociaux liés à l'alcool s'élèvent à 2,8 milliards de francs par an, principalement sous forme de perte de productivité. Aussi, l'alcool est intrinsèquement lié aux violences - que ce soit des violences domestiques ou dans l'espace public -, d'où la nécessité de renforcer la prévention.
Ce qu'il faut bien comprendre, nous ne voulons pas interdire la consommation d'alcool ou soutenir une tolérance zéro, mais nous estimons qu'il faut simplement reconnaître les évidences scientifiques et remettre en cause l'image de l'alcool encore très majoritairement positive dans notre pays, pour éviter de perpétuer des croyances que les bases scientifiques les plus récentes infirment. Ce déni de réalité contribue à ralentir les mesures de prévention auxquelles nous consacrons d'importants moyens publics. En fin de compte, il s'agit aussi de se conformer au mandat donné par l'article 105 de notre Constitution qui mentionne qu'il faut tenir compte des effets nocifs de la consommation d'alcool.
Les recommandations ont pour but d'informer les citoyennes et les citoyens des risques pour la santé selon l'état actuel des connaissances. Seule une information transparente leur permet de prendre des décisions éclairées pour leur santé.
Il est aussi important de rappeler que les stratégies actuelles en matière d'addiction restent en vigueur jusqu'en 2028. Le Conseil fédéral n'a nullement l'intention dans un avenir proche d'adapter cette stratégie. Par conséquent, je ne comprends pas du tout toute cette agitation autour de ces recommandations.
La motion que nous traitons est donc superflue. Je vous invite à soutenir ma minorité, soit à rejeter la motion.
- RedetextMichael Graber(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Ja, das kann ich, geschätzte Kollegin Wyss. Am Ende des Tages - und das konnte man in verschiedensten Bereichen beobachten - ist es immer eine Salami-Taktik. Zuerst kommt der Staat und macht eine Empfehlung, irgendwann wird diese etwas strenger, und am Ende sind wir vielleicht bei irgendeinem Verbot für gewisse Tätigkeiten.
Heute gilt auf der Strasse ein Alkoholgrenzwert von 0,5 Promille, früher waren es noch 0,8 Promille. Da fängt es an. Irgendwann sind es 0,0 Promille, und dann beginnt man damit, Alkohol für gewisse Bereiche zu verbieten. Hier muss man sagen: Wehret den Anfängen.
Ich bin einfach der Meinung, man sollte hier nicht aus staatlichem Interventionismus heraus Empfehlungen machen. Es gibt gesundheitsschädliche Auswirkungen, das stelle ich nicht in Abrede. Aber ich erwarte, dass der Staat den Umgang damit den Bürgerinnen und Bürgern überlässt. Wir sagen ja auch nicht, wie viel Sport sie machen sollen, wie viel Zucker sie konsumieren sollen, wie viel tierische Fette sie konsumieren sollen. Auch diese begünstigen viele Krankheiten und können Krebs mitverursachen.
- RedetextSarah Wyss(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Geschätzter Herr Kollege, Sie haben vorhin noch einen Vergleich mit dem Cannabis-Gesetz gemacht. Hier nähme mich schon wunder, wieso Sie diese Revision anführen. Können Sie bestätigen, dass es hier überhaupt nicht um ein Verbot von Alkohol, sondern lediglich um eine Empfehlung geht? Das heisst, können Sie erklären, weshalb Sie immer diese Vergleiche ziehen?
- RedetextMichael Graber(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Ich habe die Interessenbindungen des Motionärs nicht studiert. Ich kann Ihnen aber meine Interessenbindungen offenlegen, denn ausser meiner Kantonszugehörigkeit als Walliser habe ich deren keine.
- RedetextPatrick Hässig(Grünliberale Partei)Schweiz
Geschätzter Herr Kollege Graber, können Sie bestätigen, dass es sich bei diesem Vorstoss um einen klassischen Lobby-Vorstoss handelt und dass der Motionär spannende Interessenskonflikte bezüglich der Genuss- und Alkoholindustrie in der Schweiz hat?
- RedetextMichael Graber(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Ich kann Ihnen sagen: Sicher, das Risiko für verschiedenste Krebsarten wird durch Alkoholkonsum erhöht. Aber das Risiko für verschiedene Krebsarten wird auch dadurch erhöht, dass Sie fliegen und dass Sie sich überhaupt irgendwohin bewegen, weil mittlerweile beinahe alles krebserregend ist und niemand von uns lebend aus diesem Leben tritt.
- RedetextUrsula Zybach(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Herr Kollege, ich wollte eigentlich auch eine Frage zur Unati-Studie stellen. Diese ist ja die Basis dafür, dass man das hier machen möchte. Es ist also nicht irgendeine Studie.
Meine Frage zielt dahin: Um das Risiko, an Krebs zu erkranken, zu erhöhen, reicht Alkohol, was auch immer für einer. Wissen Sie, bei welchen Krebsarten das Erkrankungsrisiko zunimmt, nicht durch drei Deziliter, sondern kleinere Mengen? Wissen Sie, bei welchen Krebsarten dieses Risiko durch Alkohol massiv zunimmt?
- RedetextMichael Graber(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Nein, Herr Schmezer, ich möchte mich nicht generell auf irgendwelche Studien abstützen. Ich möchte den Leuten einfach zugestehen, dass sie eigenverantwortlich handeln und das selbst entscheiden können, ohne dass der Staat Empfehlungen zu einem Suchtmittel macht, das in der Schweiz und auf der ganzen Welt seit Jahrhunderten verbreitet ist, und mit dem die grosse Mehrheit der Konsumenten umgehen kann. Gleichzeitig möchte Ihre politische Seite den Cannabiskonsum legalisieren; das erachte ich als wesentlichen Widerspruch. Ich kann einfach nicht dahinterstehen, dass man starke Nervengifte wie THC zulassen und gleichzeitig den Leuten etwas zum Alkoholkonsum vorschreiben will: Trinkt Ihr zwei Gläser Rotwein, habt Ihr dieses Krebsrisiko; bei drei Gläsern habt Ihr dieses Krebsrisiko - ich finde, da geht der staatliche Eingriff etwas zu weit.
- RedetextUeli Schmezer(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Herr Kollege Graber, letztlich, so scheint mir, geht es hier um die Frage, ob man den Menschen wissenschaftliche Fakten vermittelt oder ob man sie verschweigen soll. Sie beziehen sich jetzt auf die Unati-Studie, die Sie erwarten. Damit die Leute wissen, was dort drinsteht bzw. was die Studie macht: Untersucht werden 50- bis 75-jährige Personen, zehntausend an der Zahl, die regelmässig Alkohol trinken. Dabei geht es um Beratungsansätze. Wollen Sie sich in Zukunft wirklich auf eine solche Studie abstützen?
- RedetextMichael Graber(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Ihre Kommission für Soziale Sicherheit und Gesundheit (SGK) hat an ihrer Sitzung vom 7. Mai 2026 die Motion Würth 25.4153 beraten, die der Ständerat bereits am 15. Dezember des letzten Jahres angenommen hat. Die Kommission beantragt Ihnen mit 13 zu 9 Stimmen bei 3 Enthaltungen, die Motion anzunehmen. Eine Minderheit beantragt, die Motion abzulehnen.
Mit diesem Vorstoss wird der Bundesrat beauftragt, die Verabschiedung neuer Empfehlungen zum mässigen Alkoholkonsum zurückzustellen, bis die Ergebnisse der laufenden Unati-Studie vorliegen und mit einbezogen werden können. Vor der Verabschiedung neuer Empfehlungen sind auch die betroffenen Kreise anzuhören.
Die Eidgenössische Kommission für Fragen zu Sucht und Prävention nichtübertragbarer Krankheiten (EKSN) hat am 2. März 2026 einen neuen Grundlagenbericht zum Zusammenhang zwischen Alkohol und Gesundheit verabschiedet und beschlossen, die Öffentlichkeit entsprechend zu informieren.
Die gesamte Kommission ist sich bewusst, dass der Konsum von Alkohol grundsätzlich schädlich für die Gesundheit ist. Bei der vorliegenden Motion geht es aber um etwas anderes. Es geht darum, dass der Bundesrat zuwarten muss, bis er neue Empfehlungen zum massvollen Alkoholkonsum herausgibt. Schliesslich soll die erwähnte Studie bereits im Jahr 2028 abgeschlossen werden, und die Erkenntnisse daraus sollen doch bitte in den künftigen Empfehlungen berücksichtigt werden.
Im Vordergrund der Motion steht der massvolle gelegentliche Konsum, wie wir alle hier, insbesondere während der Session, ihn pflegen. Staatliche Empfehlungen greifen übermässig in das individuelle, eigenverantwortliche Handeln ein. Bei solchen Empfehlungen ist generell Zurückhaltung geboten. Aus Sicht der Kommissionsmehrheit reichen die wissenschaftlichen Grundlagen aktuell schlicht nicht aus, um solche Empfehlungen herauszugeben. Auch die EKSN hat in ihrem Grundlagenbericht eingeräumt, dass sich anhand der derzeit verfügbaren Daten schlicht nicht beurteilen lässt, welche Auswirkungen ein geringer, nicht täglicher Alkoholkonsum auf die Gesundheit hat. Zudem ist der Alkoholkonsum in den letzten Jahren auch ohne Richtlinien deutlich zurückgegangen. Die Leute sind risikobewusster als noch vor ein paar Jahren, auch ohne staatliche Eingriffe. Aus diesen Gründen beantragt Ihnen die Mehrheit der Kommission, die vorliegende Motion anzunehmen.
Dagegen beantragt eine Minderheit Piller Carrard, die Motion abzulehnen. Aus ihrer Sicht ist eine sachliche und objektive Aufklärung über die Auswirkungen von Alkoholkonsum auf die Gesundheit zentral. Schliesslich müsse der Bund gemäss Artikel 105 der Bundesverfassung den schädlichen Wirkungen des Alkoholkonsums Rechnung tragen.
Ich danke Ihnen für die Aufmerksamkeit.
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