Gaëlle Frossard · Parti socialiste
Mme Gaëlle Frossard (PS) : Avec une limite fixée à 50 ans et non 60, comme nous l'aurions souhaité avec notre proposition de première lecture, il nous paraît d'autant plus essentiel de prévoir des exceptions. De nombreuses personnes entre 50 et 60 ans sont en effet confrontées à des transitions professionnelles, restructurations ou pertes d'emplois. Dans une logique de justice sociale, la politique cantonale doit accompagner ces parcours par un soutien ciblé à la formation afin de sécuriser les trajectoires et prévenir l'exclusion des seniors du marché du travail. Si la formation continue relève en partie de la responsabilité individuelle, son coût reste un frein réel pour beaucoup, notamment dans un contexte de charges croissantes. Ne pas y répondre reviendrait à freiner une dynamique porteuse et à négliger un potentiel riche en expertise et en maturité. Faciliter l'accès à la formation pour les travailleurs expérimentés, c'est aussi valoriser leur savoir-faire, favoriser les transmissions intergénérationnelles et adapter les compétences de tous aux évolutions du marché régional. La version proposée par la commission, bien qu'elle ne mentionne plus explicitement le perfectionnement ou la reconversion professionnelle, ne signifie pas que ces dimensions doivent être écartées. Nous comprenons la volonté de concision et les imprécisions que notre formulation initiale pouvait susciter, mais nous insistons pour que l'ordonnance du Gouvernement précise clairement que ces cas pourront être soutenus. Nous vous invitons donc à soutenir la majorité de la commission.