Etienne Klopfenstein · SVP

de
Gran Consiglio (BE)3 giu 2025
Etienne Klopfenstein, Corgémont (UDC), comotionnaire, porte-parole de groupe. Je m’exprime ici en tant que comotionnaire et également porte-parole du groupe. « Supprimer l’obligation d’accord de la Division forestière dans le canton de Berne concernant les rémanents de coupe » :

Dans le Jura bernois, les pâturages boisés représentent une surface, importante, de 17’000 hectares, soit 31 pour cent de la surface. Il y a des pâturages boisés également dans d’autres régions du canton, mais ceux de la région du Jura bernois sont les plus importants. Ces pâturages ont des fonctions importantes pour l’agriculture, pour la sylviculture, le tourisme, le paysage et la biodiversité. L’entretien de ces surfaces demande un énorme investissement, en travail et également en moyens.

Chaque année, de vieux arbres et des arbres malades doivent être récoltées, durant l’hiver, suite à la météo, à des coups de vent, à des chutes de neige abondantes et lourdes, des branches se cassent et il faut les éliminer. Il faut aussi lutter contre l’embroussaillement, donc des buissons qui se développent, et différentes épines. Et tout ceci afin de maintenir un bon équilibre entre les pelouses et les forêts. Tous ces travaux d’entretien produisent des déchets ligneux. Ces dernières années, avec les nouvelles méthodes de récolte du bois, les rémanents de coupe ont bien diminué et sont mis en valeur comme bois d’énergie. Les restes de coupe doivent être éliminés sur place car ces pâturages sont souvent situés dans des lieux difficiles d’accès et à la topographie compliquée.

Suite à la pression de certains citoyens, l’application de la loi devient différente sans que celle-ci soit modifiée. Ce que cette motion demande, c’est que les exploitants des pâturages boisés puissent continuer de fonctionner comme par le passé : par une simple annonce, sans tracasseries administratives supplémentaires.

À la place d’une élimination des rémanents de coupe, la Division forestière propose de faire des tas de branches dans les pâturages. Cette proposition n’est pas une solution réaliste, car quand le bétail y pâture durant l’été, il risque de se blesser et les tas vont être en partie démolis par les animaux, les branches disséminées dans une grande partie du pâturage et l’herbe ne pourra plus être broutée convenablement, ce qui va favoriser le développement de plantes indésirables telles que les chardons et les rumex.

Pour toutes ces raisons, je vous recommande de soutenir cette motion ; le groupe UDC le fait à l’unanimité. Merci pour votre écoute.

Trascrizione
tagblatt.gr.be.ch
Istituzione
Gran Consiglio

Dati: OpenParlData · CC BY 4.0