Vigilanza sui procuratori federali straordinari nominati dall'AV-MPC
(23.3963)- testo del discorso
- Votazione
- testo del discorsoElisabeth Baume-Schneider(Partito Socialista)Svizzera
Le Parlement a souhaité octroyer la plus grande indépendance possible au Ministère public de la Confédération (MPC) lorsqu'il a adopté la loi sur l'organisation des autorités pénales. Il a ainsi donné à l'Autorité de surveillance du MPC la compétence d'édicter des directives de portée générale sur le travail du MPC, mais pas celle de donner des instructions concernant des cas d'espèce. Cette restriction garantit l'indépendance du MPC.
Les procureurs extraordinaires, nommés par l'Autorité de surveillance, jouissent de la même indépendance. Un procureur extraordinaire est nommé uniquement lorsqu'une poursuite pénale est ouverte contre un procureur en chef ou un autre procureur. Pour éviter qu'on lui reproche un manque d'impartialité, il n'est pas subordonné hiérarchiquement au procureur général de la Confédération et ne reçoit donc pas d'instructions de sa part. C'est ce qui le distingue d'un procureur extraordinaire qui serait nommé par le procureur général. Le procureur général est donc le supérieur hiérarchique des procureurs extraordinaires qu'il a nommés et peut de ce fait leur donner des instructions en général ainsi que dans des cas d'espèce. Cela va de pair avec la responsabilité qu'il assume à leur égard.
Cette différence de traitement entre les procureurs extraordinaires en fonction de l'autorité qui les a nommés repose sur des motifs objectifs. Le procureur général de la Confédération est à la tête du MPC. Il assume donc la responsabilité des activités menées par son ministère et a, par conséquent, un vaste pouvoir d'instruction envers les personnes qui lui sont subordonnées. A l'inverse, l'Autorité de surveillance du MPC n'est pas habilitée à donner des instructions aux procureurs extraordinaires dans des cas d'espèce. Si[NB]elle[NB]avait[NB]cette[NB]compétence, elle porterait aussi la responsabilité de leurs activités, ce qui compromettrait leur indépendance.
Le 24 avril 2023, l'Autorité de surveillance a adopté de nouvelles directives relatives à la nomination de procureurs extraordinaires, qui précisent que ces procureurs ne seront plus nommés qu'à titre exceptionnel, et ce en application stricte des dispositions légales.
Un rapport du Conseil fédéral n'apporterait dès lors aucun élément nouveau, raison pour laquelle le Conseil fédéral vous propose, malgré l'unanimité de votre commission, de rejeter le postulat.
Concernant votre demande, oui, nous répondrons par courriel concernant la question du délai de deux ans et de ce qui est en train d'être mis en oeuvre ou non par rapport à cette réforme.
- testo del discorsoManuela Weichelt(La Sinistra)Svizzera
Ja, es fand eine Praxisänderung statt. Ich gehe davon aus, dass es klar ist.
- testo del discorsoPirmin Schwander(Unione democratica di centro)Svizzera
Vielen Dank, Frau Weichelt, für Ihre Ausführungen. Ich gehe noch einen Schritt weiter und frage Sie, stellvertretend für die gesamte GPK: Ist die gesetzliche Grundlage klar, in welchen Fällen die Bundesanwaltschaft selbst ausserordentliche Staatsanwältinnen und -anwälte einsetzen kann, oder ist die gesetzliche Grundlage[NB]dafür[NB]nicht klar?
- testo del discorsoManuela Weichelt(La Sinistra)Svizzera
Ihre Geschäftsprüfungskommission formulierte das vorliegende Postulat aufgrund ihrer Abklärungen im Zusammenhang mit der versuchten Erpressung von Bundesrat Berset. Wie Sie wissen, kam es in diesem Zusammenhang zu Indiskretionen basierend auf Akten des Strafverfahrens. Die Bundesanwaltschaft erstattete Strafanzeige gegen Unbekannt. Da eine Indiskretion bei der Bundesanwaltschaft nicht ausgeschlossen werden konnte, setzte die AB-BA einen ausserordentlichen Staatsanwalt ein, der ermitteln sollte. Der ausserordentliche Staatsanwalt stellte die Ermittlungen ein. Sowohl die AB-BA als auch die GPK-N/S kamen zum Schluss, dass die Einstellung des Verfahrens unbefriedigend und in erster Linie auf eine falsche Auslegung von Artikel 37 StPO durch[NB]den[NB]ausserordentlichen[NB]Staatsanwalt zurückzuführen ist.
Die AB-BA hat auf die Tätigkeit eines von ihr eingesetzten ausserordentlichen Staatsanwalts des Bundes keinerlei Weisungsbefugnis. Anders sieht es bei ausserordentlichen Staatsanwälten aus, die der Bundesanwalt einsetzt. Diese müssen dem Bundesanwalt regelmässig Bericht erstatten und eine Einstellungsverfügung auch vom Bundesanwalt genehmigen lassen.
Geschätzte Frau Bundesrätin, der Bundesrat hat das Problem nicht erkannt. Es kann doch nicht sein, dass die Aufsicht anders gehandhabt wird, nur weil die Zuständigkeit von der Bundesanwaltschaft zur AB-BA wechselt, wenn nicht ausgeschlossen werden kann, dass ein Bundesanwalt betroffen ist, und die Bundesanwaltschaft das Geschäft deshalb nicht behandeln kann. Noch deutlicher gesagt: Wenn kein Bundesanwalt betroffen sein kann, dann muss die Einstellungsverfügung vom Bundesanwalt genehmigt werden. Kann ein Bundesanwalt betroffen sein und muss die AB-BA deshalb einen ausserordentlichen Bundesanwalt beauftragen, dann muss die Einstellungsverfügung nicht genehmigt werden. Das ist doch nichts anderes als eine Gesetzeslücke. Darauf geht der Bundesrat überhaupt nicht ein.
Die Problematik der Aufsicht hat sich seit der Einreichung des Postulates weiter akzentuiert; ich verweise auf den Fall des ausserordentlichen Staatsanwalts Marti und führe dazu nichts weiter aus.
Die geschilderte Unterscheidung ist sachlich nicht gerechtfertigt und muss behoben werden. Die GPK haben deshalb drei Prüfungsaufträge in diesem Postulat zusammengefasst; ich verzichte auf das Vorlesen dieser drei Prüfungsanträge und gehe davon aus, dass Sie diese gelesen haben.
Der Bundesrat lehnt es ab, einen Bericht über diese drei Punkte zu schreiben. Er nimmt in rudimentärer Weise Stellung, zudem in einer sehr minimalistischen Weise, wobei er nur auf das geltende Recht Bezug nimmt. Das geltende Recht kennen wir jedoch. Unsere Frage ist vielmehr, was wir anpassen müssen, damit es nicht mehr zu dieser Ungleichbehandlung kommt.
Auch Punkt 3 ist nicht zufriedenstellend beantwortet, nämlich gar nicht. Die vom Bundesrat erwähnte Praxisänderung ist keine Antwort auf das Problem, das die GPK schildert. Aus diesem Grund und aufgrund der eingangs erläuterten unbefriedigenden Situation bittet die GPK-N Ihr Plenum, dem Postulat zuzustimmen, damit wir eine Abklärung des Bundesrates erhalten, die ihren Namen verdient.
Zu guter Letzt eine Bitte, Frau Bundesrätin, falls Sie sie jetzt in Anbetracht der Zeit nicht beantworten können, sind wir auch froh um eine E-Mail: Es geht um die Motion 21.3972 der RK-N, "Reform der Bundesanwaltschaft und ihrer Aufsicht", die sich auf die Arbeiten der GPK stützt, von National- und Ständerat angenommen wurde und nun seit mehr als zwei Jahren dem Bundesrat überwiesen ist, wobei immer noch keine Vorlage vorgelegt wurde. Warum hat der Bundesrat dem Parlament diese Reform noch nicht vorgelegt? Dies ist auch deshalb wichtig, weil die Fragen des Postulates in die Inhalte der Motion der RK zur Reform der Bundesanwaltschaft übergehen.
- testo del discorso
- testo del discorsoLaurent Wehrli(PLR.I Liberali Radicali)Svizzera
An ihrer Sitzung vom 30. Juni 2023 hat Ihre Geschäftsprüfungskommission einstimmig beschlossen, unserem Rat ein Postulat über die Aufsicht über die von der Aufsichtsbehörde über die Bundesanwaltschaft ernannten ausserordentlichen[NB]Staatsanwältinnen[NB]und[NB]Staatsanwälte des Bundes vorzulegen.
A la suite d'une enquête par un procureur extraordinaire pour de possibles indiscrétions au sein même du Ministère public de la Confédération (MPC), votre Commission de gestion a constaté que le recours à la justice concernant le classement de la procédure était exclu et que l'Autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération (AS-MPC) ne pouvait pas non plus intervenir. Votre Commission de gestion vous propose dès lors par le biais de ce postulat d'étudier divers aspects relatifs à la surveillance des procureurs extraordinaires.
Premièrement, le Conseil fédéral est invité à examiner dans quelle mesure le droit en vigueur permet en principe d'exercer une surveillance sur les procureures et procureurs fédéraux extraordinaires désignés par l'AS-MPC et quelle serait l'étendue de cette surveillance.
Deuxièmement, le Conseil fédéral est invité à indiquer quelles bases légales doivent éventuellement être adaptées pour que la surveillance exercée sur les procureures et procureurs fédéraux extraordinaires désignés par l'AS-MPC corresponde, s'agissant de l'étendue et des compétences, à la surveillance exercée par le MPC sur les procureures et procureurs fédéraux désignés par lui-même. Il s'agira à cet égard d'exposer dans le détail les compétences attribuées au MPC de lege legata.
Troisièmement, le Conseil fédéral est invité à examiner quelles conditions doivent être remplies pour que cette autorité de surveillance puisse exercer une telle fonction de surveillance et, si ces conditions ne peuvent être satisfaites, quelle autre autorité devrait être chargée d'exercer la surveillance ou s'il faudrait éventuellement créer une nouvelle autorité à cet effet.
Malgré la position négative du Conseil fédéral, je vous rappelle que votre commission, sur la base de son expérience [PAGE 2024] et de ses travaux, vous recommande à l'unanimité de soutenir ce postulat visant à mieux assurer la surveillance exercée sur les procureures et procureurs extraordinaires de la Confédération nommés par l'AS-MPC.
Je vous remercie pour votre attention et espère, Monsieur le président, ne pas avoir été trop long.
- testo del discorso
Dati: OpenParlData · CC BY 4.0