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Leïla Hanini · Parti socialiste

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Parlement (JU)24 janv. 2024

Mme Leïla Hanini (PS) : La situation de pénurie de médecins est inquiétante, surtout lorsqu’on sait que cette problématique ne s’arrête pas aux généralistes, comme ça a été répété aujourd’hui mais touche aussi les gynécologues, par exemple les pédopsychiatres ou encore les pédiatres, comme ça a été dit effectivement ce matin, entre autres.

Nous nous étions d’ailleurs également inquiétés de la situation de pénurie chez ces spécialistes au travers d’une interpellation, dont le contenu de la réponse, si elle semblait rassurer dans un premier temps, ne démontrait pas la mise en œuvre de pistes concrètes après analyse. Dans le Quotidien Jurassien d’hier, des personnes du terrain, donc, il faut croire que c’est comme les juristes, les médecins n’ont pas toutes et tous le même avis, cette personne appuyait la démarche du député Haas. C’était un pédiatre, bientôt à la retraite, qui indiquait, je cite : "On forme suffisamment de pédiatres en Suisse, le fait est que ce n’est pas dans le canton du Jura que les nouveaux soignants vont s’installer une fois leur diplôme en poche". En effet, on peut se targuer que le projet réformé fonctionne par exemple, que la Suisse compte plus de diplômés mais cela ne règle pas la situation jurassienne et le fait qu’il faille faire venir ou revenir les étudiantes et les étudiants ici, ce qui est possible grâce à l’idée proposée par notre collègue. Cette idée qui vient donc compléter les incitatifs cités tout à l’heure par le ministre Gerber. Toujours dans la presse locale, un élément questionnant. On apprend que selon l’Etat, ce n’est pas son rôle d’aller chercher des étudiants en médecine. Ce n’est absolument pas la vision de notre groupe. Le groupe socialiste estime que lorsque la population jurassienne s’inquiète de ne plus trouver de médecin pour ses enfants ou pour sa propre personne, alors oui, c’est le rôle de l’Etat d’être au service des citoyennes et des citoyens et de mettre tout en œuvre pour pallier la situation, dès maintenant. A l’instar de la promotion économique qui est faite pour les entreprises, notre groupe pense qu’il est tout à fait opportun d’en faire de même pour résoudre une problématique qui touche toutes les Jurassiennes et tous les Jurassiens.

Si le postulat devait être accepté, il faudrait profiter d’étendre l’étude aux spécialistes dont une pénurie est identifiée, telle que les pédiatres ou encore les gynécologues et ne pas s’arrêter uniquement aux généralistes pour répondre à la problématique de pénurie globalement et bénéficier d’un véritable plan d’action.

Je pense qu'à cette tribune, le ministre a parlé ou a plutôt identifié le postulat de Quentin Haas comme étant un incitatif financier, à mon avis cela dépasse clairement ce cadre financier puisqu'il doit être à mon avis plutôt compris comme un accompagnement à l’installation des futurs médecins et pas seulement un incitatif financier.

Enfin, j’aimerais encore ajouter que le député Périat a dit qu’il avait avec son groupe de réflexions annoncé cette pénurie, il y a déjà 30 ans, donc effectivement, le postulat de notre collègue a le mérite de vouloir agir enfin et peut-être de ne pas devoir attendre 30 ans supplémentaires pour que des solutions concrètes soient mises en place. Vous l’aurez compris, notre groupe acceptera ce postulat.

Transcription
ju.recapp.ch
Institution
Parlement

Données: OpenParlData · CC BY 4.0