Tom Gerber · EVP
Le nombre de jeunes consultant pour un sentiment de non-conformité avec leur sexe biologique a augmenté de manière exponentielle, et pas seulement en Suisse. On observe particulièrement dans les écoles de véritables effets de contagion. La dysphorie de genre donne lieu aujourd’hui à des traitements médicaux, bloqueurs de puberté, traitements hormonaux et chirurgicaux – mastectomie, notamment –, mettant en jeu sans évaluation suffisamment approfondie l’intégrité corporelle d’adolescentes et d’adolescents. Les jeunes de moins de 18 ans sans antécédent significatif de dysphorie de genre dans l’enfance se sont ainsi vu délivrer un certificat les autorisant à prendre des hormones antagonistes et à se soumettre à une mastectomie après moins de cinq séances chez un psychiatre habilité à décerner ce sésame.
Ces pratiques qui s’inscrivent dans une approche dite « affirmative », sont souvent devenues la norme dans de nombreux services pédiatriques en Suisse. Et cela en dépit de leur caractère controversé. Sur la base d’études récentes démontrant les conséquences négatives potentiellement importantes et irréversibles des traitements hormonaux antagonistes et le manque de certitude quant à leurs bienfaits à long terme sur la qualité de vie, plusieurs pays ont récemment décidé d’imposer un moratoire sur leurs prescriptions aux jeunes de moins de 18 ans. Cette mise en question concerne aussi les bloqueurs de puberté, bien que présentés comme réversibles.
Aujourd’hui, de nombreux spécialistes dont certains qui ont mis en place les protocoles dits « trans-affirmatifs » tirent la sonnette d’alarme... (Der Präsident bittet den Redner, zum Schluss zu kommen. / Le président demande à l’orateur de conclure.) ...et appellent à l’instar de cette motion au principe de précaution primum non nocere : « d’abord, ne pas nuire ». Et la conséquence directe correspond à l’exigence de notre motion, soit : de réserver ces interventions aux personnes de plus de 18 ans. Je vous remercie de votre attention.