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JG

Jacques Gerber

Activo
FDP.Die Liberalen
Ministre jurassienneKantonsparlament

Mandato
Función
Ministre jurassienne
Partido
FDP.Die LiberalenFuente: PLR
Página del Parlamento
Perfil oficial
Datos personales
Sexo
Masculino
Nacido/a el
11. März 1973
Profesión
Ministre de l'Economie et de la Santé
Idioma
Francés
Contacto
Dirección
Porrentruy
Referencias y fuente
Wikidata
Q22211598
Órgano de origen
JU
Registro actualizado
18.06.2026
Primera importación
14.08.2025
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Discursos(281)
  1. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Discurso
    Kantonsparlament

    M. Jacques Gerber, ministre de l'Economie et de la Santé : Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, chers collègues.

    Merci tout d’abord à tous les intervenants pour vos bons mots. Finalement, je n’ai pas grand-chose à ajouter. Je pensais que pendant ces neuf ans, j’allais rester discret mais finalement vous m’avez bien cerné, bien défini. C’est peut-être plus facile aujourd’hui de parler devant vous parce que le Parlement n’ayant pas à presser sur le bouton rouge pour garantir mon départ. (Rires.) Il m’est donc plus facile de discourir.

    Après neuf années, avant de dire intenses surtout passionnantes, Mesdames et Messieurs, mais parfois aussi éprouvantes au service de notre canton, du canton que j’aime profondément, le moment m’est venu de tourner, vous l’avez entendu, une page de ma vie mais surtout de commencer à en écrire une nouvelle au service de notre pays, la Confédération.

    C’est donc un moment important non seulement de ma vie professionnelle, politique mais aussi privée. J’ai toujours considéré qu’être ministre est un privilège mais aussi une responsabilité qui nécessite un investissement intense. J’ai pu bénéficier de la confiance de la population et cela, Mesdames et Messieurs, engage à travailler sans relâche mais aussi et surtout à toujours avoir en tête le but de l’action politique, être au service de la population et du développement du canton. Bien sûr, les recettes ne sont pas les mêmes pour tout le monde mais l’intention, on l’a déjà entendu aujourd’hui doit être universelle.

    Avant de tirer ma révérence, permettez-moi de revenir très rapidement sur ce qui a marqué ces années passées ensemble et exprimer toute ma reconnaissance et gratitude aux Jurassiennes et aux Jurassiens. Servir la population jurassienne pendant près d’une décennie a été pour moi un immense honneur. Cette période a été oui intense, engagée, marquée par des moments forts et parfois des décisions difficiles à prendre. On l’a entendu déjà aujourd’hui parmi les événements certainement les plus marquants, je retiens bien sûr la crise de la COVID-19. Une épreuve qui a exigé des décisions rapides, parfois courageuses, que ce soit pour protéger notre santé ou pour préserver notre économie. Le tout a un rythme rapide qui a perturbé nos processus décisionnels traditionnels du champ des impossibles au champ des possible, Madame la Présidente.

    Une épreuve donc exigeante qui a imposé une rapidité mais également mis sous tension notre système de santé, notre administration et nous a obligé à décider. Tout au long de cette période, nous avons dû naviguer entre deux prismes, celui de la santé publique et celui des impératifs économiques. Nous avons appris qu’il ne fallait pas opposer ces deux aspects mais bien les concilier. Cette expérience restera gravée en moi et je sais qu’elle me sera utile pour la suite de mon parcours. En effet, il est rare pour des élus cantonaux de se retrouver confrontés à des décisions qui impactent aussi fortement le quotidien des gens, leur vie, peut-être même leur survie au sens premier du terme. Les notions de risque, de responsabilité, d’intérêt général, prennent alors une dimension exceptionnelle avec les réflexions, les sentiments personnels, les doutes qui vont avec. C’est une période qui restera, j’en suis certain, collectivement dans nos mémoires. Je souhaite également mettre en lumière quelques avancées significatives réalisées dans le domaine économique et sanitaire au cours de ces dernières années. L’un des dossiers dont je suis fier est le renforcement et le développement du Parc d’innovation avec Bâle qui contribue et surtout, j’en suis certain, contribuera encore davantage à diversifier et renforcer notre économie et à préparer l’avenir de notre canton. Au niveau sanitaire, notre hôpital se porte bien mais des décisions importantes doivent permettre de le positionner encore mieux dans le futur. Je suis confiant, non seulement à la capacité de l’hôpital mais surtout de nos institutions politiques pour mener à bien ce projet de nouvelle construction. Nous avons également créé le Rio pour accompagner les personnes âgées ayant besoin de soutien. Un pas de plus vers un système de santé renforcé et intégré. Un outil essentiel dans le contexte du vieillissement de la population attendu ces prochaines années.

    La réforme du CMP, enfin lancée, enfin en cours, et dont j’espère de tout cœur qu’elle se poursuivra et que pour la prise en charge des personnes ainsi que des adolescents et enfants, nous puissions bénéficier de prestations psychiatriques de qualité, surtout pérennes dans notre canton. Là aussi, nous savons que c’est un enjeu majeur de ces prochaines années. Je suis convaincu également que le Service de la santé sera prochainement stabilisé, offrant à la population jurassienne une structure encore plus solide et performante pour affronter les défis futurs.

    Voilà en quelques mots quelques-unes de mes satisfactions mais évidemment dans un parcours gouvernemental, il y a aussi des défis plus difficiles à relever. Le projet de Repenser l’Etat qui visait à moderniser notre administration, n’a pas pu obtenir la majorité politique nécessaire pour se concrétiser. C’est un regret, mais j’espère sincèrement que la modernisation de l’Etat qui lui a succédé connaîtra un meilleur destin. J’ai également pu constater, on l’a aussi entendu déjà aujourd’hui et mercredi à la tribune, une certaine polarisation de la politique cantonale et les tensions qui ont parfois freiné nos avancées. Polarisation qu’elle soit dans le l’opposition traditionnelle gauche-droite mais également Parlement, Gouvernement, population, institutions. Cette polarisation prend différentes formes. Cependant, je reste convaincu que le dialogue et la coopération, notamment entre le Gouvernement et le Parlement, sont essentiels pour affronter les défis qui se présentent à nous dans un monde en constante évolution. Ce n’est pas un choix possible, Mesdames et Messieurs, mais une obligation de trouver des solutions ensemble pour l’avenir de notre canton.

    Mesdames et Messieurs, je tiens ici à remercier chaleureusement mes collègues du Gouvernement pour leur engagement et leur dévouement tout au long de ces années. Ensemble, nous avons fait face à des défis sans précédent. Malgré les critiques, les vents parfois contraires, nous avons pu avancer. Je veux croire que les décisions prises ces dernières années positionnent le canton un peu mieux pour l’avenir.

    Je souhaite également exprimer toute ma gratitude aux membres du Parlement. Vos débats, vos réflexions, vos décisions, parfois nos prises de bec, sont essentiels au bon fonctionnement de notre canton, de notre démocratie et font surtout la richesse de cette dernière.

    Je tiens par ailleurs à remercier très sincèrement également l’ensemble des collaboratrices et des collaborateurs de l’administration cantonale. Sans eux, Mesdames et Messieurs, rien de tout cela ne serait possible. Leur travail souvent dans l’ombre, leur dévouement et leur professionnalisme sont la clé du succès de nos projets. Ils sont les piliers sur lesquels repose l’action publique et je leur suis profondément reconnaissant pour leur soutien sans faille jours après jour. Mesdames et Messieurs, je remercie également du fond du cœur toutes les Jurassiennes et les Jurassiens qui m’ont soutenu durant ces neuf années. Etre responsable au sein d’un exécutif est une tâche complexe, remplie de défis mais elle est surtout incroyablement passionnante. Nous sommes tous perfectibles et si mes propos, mes décisions, ont pu à certains moments décevoir, voire choquer, je tiens à vous dire que cela n’a jamais été une intention, je n’ai jamais fait de politique pour le spectacle ni pour provoquer, mais toujours avec la volonté de servir. Aujourd’hui, je tire ma révérence, je quitte mes fonctions le cœur rempli de reconnaissance, d’enseignement et de souvenirs magnifiques. Ces neuf années m’ont permis de vivre des moments exceptionnels. On l’a entendu, comme la célébration du 40e anniversaire de notre Canton et de rencontrer tant de personnes extraordinaires. C’est donc avec un profond respect et une immense gratitude que je vous dis au revoir, avec la certitude que le Jura continuera à grandir, à briller, à prospérer, porté par des femmes et des hommes engagés. Je pars vers de nouveaux horizons dans un autre rôle mais toujours dans l’idée de servir mon pays. Eh bien évidemment, au sein de ce pays, le Jura restera toujours dans mon cœur. Merci pour votre confiance, merci pour votre soutien et merci pour tous ces moments partagés. Vive le Jura et vive de la Suisse ! (Applaudissements.)

  2. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Discurso
    Kantonsparlament

    M. Jacques Gerber, ministre de l'Economie et de la Santé : Depuis ce matin, je peux vous confirmer que le Conseil national a validé dans le budget un montant à hauteur de 10 millions pour participer au financement de la vaccination. Comme je vous l’ai dit ce matin, ce montant, s’il devait être accepté, ce qui est le cas aujourd’hui, avec bien sûr confirmation du paquet final au vote final sur le budget de la Confédération qui aura lieu le 20 décembre mais qui ne fait aucun doute sur cette mesure, personne ne va revenir. La majorité au National a été 118 contre 60 et quelque chose. C’était un vote très clair par rapport à ça. Je crois qu’on peut partir du principe quasi-certain que ce montant sera à disposition au niveau fédéral pour aider les agriculteurs à la vaccination.

    Cela n’a strictement rien à voir avec la commande des vaccins. Ce sont les agriculteurs qui doivent déjà dès aujourd’hui mais également en début d’année prochaine, commander progressivement les vaccins en fonction de leur volonté de vacciner leur cheptel. Et si on venait à inscrire ces 100'000 francs et si le Canton devait seul financer cette aide, les 100’000 francs ne seraient pas suffisants. Donc, on voit que de toute façon ce ne serait pas suffisant et en plus cela créerait un précédent au niveau de la Caisse et très honnêtement, Mesdames et Messieurs les Députés de l’UDC, je pense que cette réflexion au niveau des types de financement de la Caisse des épizooties doit se faire dans d’autres conditions que les conditions actuelles de crise avec une épidémie telle que la langue bleue. Cela doit se faire dans le calme de manière posée et avec toutes les conséquences qui vont avec également l’aspect du financement et pas que la dépense. C’est pour cette raison que le Gouvernement vous propose de refuser cet amendement.

  3. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Discurso
    Kantonsparlament

    M. Jacques Gerber, ministre de l'Economie et de la Santé : Je ne vais pas refaire toute la discussion sur cette mesure mais peut-être juste donner quelques chiffres. Tout d’abord, relativiser, on s’acharne sur une mesure, Madame la Députée, il faut relativiser quand même les 300'000 francs par rapport au montant global que touche l’agriculture jurassienne à travers le budget cantonal et les transferts fédéraux. Et peut-être que par la suite, on peut également relativiser certaines choses, ceci sans remettre en question les difficultés que subissent les agriculteurs mais il faut aussi faire la différence entre une année telle que cette année et puis la situation plus générale.

    La plus-value, on parle toujours de plus-value sur ces marchés. En 2022, elle était de 33 centimes par kilo, qui représente à peu près 174 francs par bête amenées sur ces marchés ce qui représentait au niveau suisse à peu près 6% du cheptel vendu.

    Sur 2023, c’était 23 centimes par kilo, 123 francs par tête de bétail sur un pourcentage de 5% du bétail vendu sur les marchés à contribution. Si on prend tous les marchés, ça représente 5% versus 4,6%. Et il faut encore distinguer les marchés où l’Etat donne des contributions, les marchés où l’Etat ne donne pas de contribution et les cantons qui n’organisent pas de marché. On a neuf cantons qui donnent des contributions à leur marché de bétail, on en a six qui ont des marchés de bétail sans donner de contribution et les autres n’ont pas de marché de bétail. Pour le canton du Jura, cela donne globalement à l’agriculture, si vous prenez 2023 ou 2022, respectivement 469’000 francs versus 663'000 francs global à mettre avec le pendant des 300’000 francs, ce qui représente à peu près 78 à 80 francs par tête de bétail. Donc, clairement, l’Etat donne 80 francs par tête de bétail aux agriculteurs pour amener leurs bêtes sur les marchés pour aller récupérer cette plus-value de 123 francs et 174 francs. Alors, ce n’est pas rien, c’est très bien pour les agriculteurs qui y vont mais on relativise encore un tout petit peu les chiffres parce que nous nous trouvons dans le canton du Jura à peu près à 5% du volume, donc c’est une petite partie du volume de bêtes qui sont vendues. Et sur l’effet, j’aime bien parce qu’on vient souvent sur l’effet global que ça maintient des prix, si vous prenez les prix depuis 2014 jusqu’à aujourd’hui où les contributions ont été maintenues, vous avez une augmentation à peu près linéaire des prix sur les taureaux et sur les vaches de 1 franc par kilo.

  4. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Discurso
    Kantonsparlament

    M. Jacques Gerber, ministre de l'Economie et de la Santé : Me voilà une troisième fois devant vous pour ce sujet de l’augmentation de la participation des patients aux soins à domicile. Je ne vais pas vous présenter la proposition, elle a été comprise mais peut-être la relativiser également par rapport à certains propos ou arguments donnés à la tribune. Oui, Mesdames et Messieurs, on passe de 5 à 15 francs, c’est juste. On peut s’en émouvoir, on peut effectivement lister tous les effets de cette augmentation mais un certain nombre de personnes, entre vous, mais également en contact avec d’autres institutions, je pense notamment aux institutions sociales ou aux EMS, ne mettent pas autant de barrières en terme de, on a parlé de dignité, on a parlé de solidarité, on a parlé d’ultralibéralisme pour venir demander des augmentations de prix de pension qui ont exactement, Mesdames et Messieurs, exactement les mêmes effets sur les personnes que vous mentionnez, c’est-à-dire une augmentation de leur participation. Vous avez beau secouer la tête, Monsieur le député Dobler, la preuve en est, c’est qu’on augmente systématiquement du même montant les prestations complémentaires pour ces personnes parce que l’on sait que l’impact sera identique sur les besoins. Simplement, l’institution qui reçoit cette recette, ce n’est pas l’Etat, c’est l’EMS ou c’est l’institution sociale mais l’Etat ne garantit pas la gratuité de 20% des prix de pension. L’effet pour la personne est exactement le même et l’exemple que vous mentionnez, il est juste. Cette personne, effectivement, selon le calcul des PC mais que ce soit pour les soins à domicile, que ce soit pour les EMS, cette personne a une marge de 300 à 400'000 francs sur sa maison de capital, c’est juste. Mais cela, ce n'est pas uniquement lié aux soins à domicile et à l’augmentation de 5 à 15 francs, c’est pour tout le calcul, pour toutes les personnes qui pourraient bénéficier ou non de prestations complémentaires. Donc, ayez la même cohérence dans l’ensemble des démarches, dans l’ensemble des demandes envers l’Etat, parce que le coût est effectivement là. Et moi, je vous prends l’exemple clairement, Monsieur le Député, l’exemple parce que je l’ai vécu et je le connais, il est réel, ce n'est pas un exemple moyen, c’est une personne, je l’ai déjà dit à plusieurs d’entre vous, d’une nonantaine d’années. Lorsqu’on a augmenté de 0 à 5 francs, tous ses enfants m’ont téléphoné pour me menacer, pour me critiquer, etc.

    Parce que cette pauvre personne n’arrivait pas à rester dans sa maison pour le phénomène que vous avez expliqué, elle n’avait pas assez de liquidité par rapport à son revenu pour assumer ces 5 francs supplémentaires.

    Selon l’espérance de vie, on ne peut pas dire que cette personne en avait encore pour 15 ou 20 ans. Par rapport à la valeur de sa maison et à l’endettement, cela représentait à peu près selon son espérance de vie, disons une dizaine de milliers de francs qu’il fallait peut-être trouver sur les trois, quatre prochaines années. Ce qui a été fait parce que les enfants ont assumé leurs responsabilités, l’ont mis à disposition pour la garder dans sa maison et puis gagner l’héritage en parallèle qui a été fait lors de la vente de la maison. C’est exactement ce qui s’est passé et c’est la réalité. Donc, quand on parle de dignité, Mesdames et Messieurs, quand on parle de transfert, il faut bien se rendre compte que la mesure aujourd’hui, si une personne n’a pas les moyens de payer le montant dû à cette augmentation, la priorité est pris sur la fortune jusqu’à 100'000 francs. Oui, le Gouvernement, pas Jacques Gerber, Monsieur le Député, le Gouvernement a estimé que c’était raisonnable par rapport aux enjeux et à la nécessité de trouver une solution pour le budget 2025. Jusqu’à 100'000 francs, cette personne doit puiser dans sa fortune pour obtenir des soins à domicile. Si cette personne fait le choix de ne plus avoir des soins à domicile, ce qui est possible, c’est son choix individuel, elle le fait, mais elle aurait les moyens en puisant dans son capital. A partir de 100’000 francs, c’est la règle des prestations complémentaires qui s’applique comme dans tous les domaines des prestations complémentaires. Donc, que l’on dise à cette tribune que les prestations complémentaires ne sont pas l’instrument suffisant pour compenser cette augmentation, moi, je peux l’entendre.

    Mais alors, ne venez pas utiliser les prestations complémentaires pour exactement les mêmes effets sur les personnes dans d’autres domaines quand c’est pour soutenir des augmentations de prix et là, je pense notamment, au prix de pension.

    Le Gouvernement assume ses responsabilités, on peut retourner l’argument en un : augmentant les prestations et les mandats de prestations à la Fondation pour l'Aide et les Soins à domicile, c’est justement que le Gouvernement veut garder une structure forte qui puisse offrir des prestations aux personnes âgées. Le Gouvernement, par le programme julien.org, essaie de corriger les critiques qui ont été menées contre les prestations complémentaires mais je dirais que ce n’est pas directement lié à cette augmentation de 5 à 15 francs.

    J’entends toutes ces critiques mais vous ne pouvez pas dire que le Gouvernement n’assume pas ses responsabilités par cette augmentation. Alors oui, on revient pour la troisième fois. Nous ne sommes jamais venus devant le Parlement pour demander le blanc-seing d’une décision du Gouvernement en lien avec cette participation du patient. Jamais. Cela s’est soit fait dans le cadre du budget de manière proactive des députés, soit à travers des interventions des députés, une motion et autres. Jamais le Gouvernement n’est venu demander le feu vert du Parlement pour une décision dont il a la compétence. Donc là, j’aimerais quand même corriger le tir. Jusqu’à maintenant, on a pris en compte l’avis du Parlement.

    Est-ce qu’on le fera cette fois-ci ? La majorité du Gouvernement en décidera. Je n'ai pas d’autre réponse à vous donner à ce stade mais je crois qu’il faut faire attention lorsqu’on utilise certains termes parce que justement la proposition du budget est née d’un compromis, d’une discussion au niveau du Gouvernement jurassien. Alors que ce compromis ne corresponde pas aux compromis du Parlement, c’est le jeu politique.

    Par contre, ne laissez pas sous-entendre que les choses se font différemment au niveau du Gouvernement jurassien. C’est neuf mois de travail, un budget. Et dans ces neuf mois de travail, il y a diverses propositions qui viennent qui reviennent, qui sont mises en arbitrage avec d’autres jusqu’à ce que l’on puisse réellement remplir les différentes cases et puis accepter finalement à l’unanimité du Gouvernement la proposition qui est faite au Parlement parce que, justement, on arrive au bout de ce processus. Après, libre au Parlement de changer ce qui l’entend changer dans le budget. Par contre, non, cette politique ne va pas à l’encontre de la PMS, justement parce qu’on maintient une fondation des soins à domicile forte en augmentant de 1 million le mandat de l’Etat envers cette fondation qui est là pour soutenir, aider les personnes qui en ont besoin dans les tâches d’intérêt public. Après, il y a toute une partie également du privé qui fournit une partie de ces tâches. Et sur le fait que nous sommes une exception, Mesdames et Messieurs, nous sommes une exception de ne pas être au maximum du montant des 20% autorisés par la loi. Moi, je ne juge pas, je ne porte pas de jugement de valeur par rapport à ça, mais on ne peut pas dire que c’est la règle. La règle, c’est justement que les cantons font participer relativement fortement les patients au financement des soins. Alors oui, ça a peut-être des affluences sur l’organisation, mais c’est peut-être faire fi des actions gouvernementales pour justement augmenter le maintien à domicile.

    C’est ce maintien à domicile a augmenté justement parce qu’on a mis en place des mesures telles que l’orientation des bénéficiaires des personnes âgées et ça, c’est une action du Gouvernement pour mettre le RIO en place qui oriente correctement les gens dans les bonnes institutions.

    Juste pour relativiser certains propos qui ont été portés à cette tribune. Je ne vous cache pas que le Gouvernement ne se fait aucune illusion quant au résultat du vote attendu.

  5. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Discurso
    Kantonsparlament

    M. Jacques Gerber, ministre de l'Economie et de la Santé : Je vois des sourires sur plusieurs visages. Il me semble avoir répondu. Aucune mesure, vu que l’hôpital va garantir la prise en charge totale des urgences pendant les fêtes et également les pédiatres et les médecins installés. Nous n’avons aucun avis officiel de grève actuellement, c’est exactement ce que j’ai répondu auparavant.

    Donc, je confirme une deuxième fois que c’est le cas pour l’Hôpital du Jura.

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