Samantha Dunning · SP

de
Grosser Rat (BE)28.11.2022
Samantha Dunning, Biel/Bienne (PS), porte-parole de groupe. Ces dernières années, le canton de Berne a montré son attachement au bilinguisme, qui fait part de son identité, et s’est engagé en ce sens par différentes actions : tout d’abord par la mise en place d’une commission d’experts sur le bilinguisme qui a proposé au gouvernement 46 recommandations, puis l’inscription du bilinguisme comme potentiel dans les objectifs de législature du Conseil-exécutif, et aussi le soutien cantonal pour les projets bilingues. En tant que Romande de Bienne, ville connue pour son bilinguisme, je me réjouis de voir ce développement positif.

Toutefois, ces mesures seules ne suffisent pas à atteindre la vision proposée par la commission d’experts sur le bilinguisme, à savoir que la population et les acteurs socio-économiques se sentent à l’aise dans leur canton de Berne bilingue, que le canton de Berne est reconnu en Suisse comme un canton bilingue exemplaire et que la Suisse peut compter sur le canton de Berne comme un trait d’union entre la Suisse romande et la Suisse alémanique.

Une loi sur le bilinguisme nous oblige à nous questionner de manière plus approfondie sur la stratégie que nous souhaitons mener en matière de bilinguisme. Actuellement, les dispositions touchant au bilinguisme sont dispersées dans diverses bases légales cantonales, ce qui amène à de nombreuses difficultés de mise en application sur le terrain. Par exemple, certaines formations ne sont pas les mêmes en Suisse alémanique qu’en Suisse romande, ce qui pose un problème pour la reconnaissance des titres demandés au personnel engagé ; ou bien, dans certains domaines, comme la culture ou la formation, des réflexions sont systématiquement menées sur le bilinguisme et pour d’autres domaines, ce n’est pas le cas.

Il y a une grande hétérogénéité en matière de bilinguisme. Une loi sur le bilinguisme permet de régler de manière plus cohérente l’utilisation des langues officielles, la promotion et le développement du bilinguisme ainsi que la base légale nécessaire pour la mise à disposition de moyens financiers.

La commission d’experts sur le bilinguisme propose d’ailleurs, en page 36 et 37 de son rapport, des éléments concrets à mettre dans cette loi : l’utilisation des langues officielles par l’administration dans les communes, dans les arrondissements administratifs, et aussi en lien avec les administrés, la promotion et le développement du bilinguisme, la stratégie du personnel en matière de bilinguisme, la base légale nécessaire pour mettre à disposition les ressources, et la mise en œuvre, le controlling et l’évaluation de la politique publique du bilinguisme. Pour le groupe PS-JS, il est important d’adopter cette motion en tant que motion.

Un rapport a déjà été élaboré et une loi sur le bilinguisme ne contiendrait pas uniquement les aspects financiers. Elle irait bien au-delà.

Die Zweisprachigkeit ist nicht nur eine Frage des Berner Juras und von Biel, sondern der Identität des gesamten Kantons. Das Gesetz über das Sonderstatut (Sonderstatutsgesetz, SStG) reicht nicht aus, um die Zweisprachigkeit zu regeln.

Rappelons-le : aussi la mise en place d’une loi sur le bilinguisme était une recommandation d’ordre stratégique de la commission d’experts sur le bilinguisme. Nous en sommes convaincus : il faut une loi sur le bilinguisme ! Il s’agit d’un signal politique fort qui démontre que le bilinguisme fait entièrement partie de notre identité et que nous en sommes fiers. Je vous remercie de votre attention.

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