Sandra Roulet Romy · SP
Je remercie le Conseil-exécutif pour sa réponse. Je m’oppose toutefois au classement, car ces équipes mobiles sous toutes leurs formes ne sont pas déployées dans tout le canton. Il faut se demander pourquoi. Selon des études, il est possible de réduire les jours de traitement stationnaires grâce à des équipes mobiles avec des coûts tendanciellement plus modérés. Dans ce contexte, le critère de proximité est prioritaire, mais encore la flexibilité des horaires et la joignabilité à court terme des professionnels sont tout aussi importantes car elles permettent de traiter rapidement les cas.
Dans les régions urbaines, les prestataires parviennent généralement à se rendre auprès des patients en très peu de temps, mais les longues distances et les durées de déplacement non rémunérées représentent un défi dans les régions rurales. C’est une raison pour laquelle certains prestataires de soins ne s’engagent pas dans ces prestations, le risque étant trop important.
Le TARMED est obsolète, le financement uniforme peine à se concrétiser. La durée des trajets, les frais de coordination, la limitation dans la durée de la rémunération de professionnels non médicaux n’est pas suffisamment valorisée. Aujourd’hui, le canton paie 55 pour cent des coûts des hospitalisations. Soutenir davantage des prestations ambulatoires par le financement supplémentaire est un transfert de coûts qui vaut la peine, en permettant la diminution des hospitalisations et, à terme, de faire des économies et d’améliorer la prise en charge.
Le canton a augmenté ces dernières années son financement par le nouveau modèle de coûts normatifs en allégeant... (Die Präsidentin bittet die Rednerin, zum Schluss zu kommen. / La présidente demande à l’oratrice de conclure.) ... également la charge administrative des prestataires de soins. Mais il faut tout de même réévaluer ce modèle et revoir les montants attribués annuellement. Merci beaucoup de ne pas classer cette motion.