Unterzeichnung des IAO-Übereinkommens Nr. 103 (Mutterschutz)
(00.312)- Redetext
- RedetextPascal Couchepin(FDP.Die Liberalen)Schweiz
Il y a un appel à ratifier les Conventions Nos 103 et 183. La Convention No 103 a été révisée par la Convention No 183. Du point de vue technique, il n'est donc plus possible de la ratifier aujourd'hui. Quant à la Convention No 183, on a dit abondamment que la pratique de notre Etat est de ratifier les conventions lorsque l'on sait que la législation nationale correspond à leurs exigences. M. Rossini et quelques autres, tout en reconnaissant la logique de cette attitude, souhaitent qu'elle soit changée - ce pourrait être l'objet d'un débat. Quant à nous, nous pensons qu'il faut en rester à cette saine tradition.
Pour cette raison, nous vous invitons à accepter la proposition de la majorité et donc à ne pas inviter le Conseil fédéral à ratifier la Convention No 183, qui n'est pas encore réalisée dans le droit national - mais pourrait l'être le jour où le projet issu de l'initiative parlementaire Triponez en matière d'assurance-maternité sera définitivement adopté.
- RedetextStéphane Rossini(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Sans reprendre les éléments relevés par les rapporteurs, il me paraît important de formuler quelques remarques sur les motivations de la minorité qui poussent à donner suite à ces initiatives cantonales, et ce plus particulièrement à quelques semaines du traitement en CSSS de l'initiative parlementaire Triponez 01.426. Il en va du principe même de la protection de la maternité et du devoir des Etats modernes d'y souscrire désormais. En ce sens, notre législation est manifestement insuffisante. Nous commençons tous à en prendre conscience, je l'espère - les rapporteurs l'ont indiqué, en tout cas, s'agissant de l'avis de la commission.
La Convention No 103 date effectivement de 1919, elle a été révisée en 1952. Elle détermine les bases de la protection de la maternité et elle est en cours de remplacement par la Convention No 183 de l'OIT, au sujet de laquelle nous avons débattu en avril dernier en commission. Malgré l'évolution de la norme, il faut bien avouer que son contenu est encore meilleur que celui de notre législation en l'état, avec ses 12 semaines de congé-maternité par exemple. Certes, formellement, le message le dit et le Conseil fédéral l'a répété tout comme les rapporteurs, la Suisse ne ratifie que les conventions de l'OIT dont les dispositions sont en accord avec l'application du droit national. Sous cet aspect formaliste, il conviendrait donc purement et simplement de ne pas donner suite aux initiatives cantonales.
Or, le but de ces initiatives est fondamentalement différent. Il vise très clairement la nécessité d'aller de l'avant, de régler une fois pour toutes la mise en oeuvre de l'assurance-maternité, et c'est là l'essentiel. C'est là que se situe le fondement politique de l'affaire, c'est là que se trouve l'attente des cantons ayant déposé ces initiatives.
Evidemment, nous ferons le nécessaire pour que l'initiative parlementaire Triponez aboutisse, initiative déposée bien après les initiatives cantonales qui nous préoccupent maintenant. Il nous faut cependant, selon la minorité, cesser d'accumuler les bonnes intentions et cesser de nous cacher derrière le formalisme juridique, que nous pouvons comprendre sans pour autant l'admettre. Dans l'esprit des membres de la minorité, il s'agit de prendre en considération et surtout de valoriser les éléments dont la Suisse dispose dans le domaine de la protection de la maternité. Selon nous, ces éléments permettent effectivement de ratifier la convention.
Nous ne voulons donc pas d'une position d'attente, mais nous postulons une attitude dynamique qui valorise l'existant et qui s'inscrive dans le cadre des débats en cours. En avril dernier, il a été rappelé qu'on soutenait l'initiative parlementaire Triponez et les 14 semaines de congé-maternité financées par la modification du régime des APG.
Je pense que les signaux sont donc suffisamment clairs pour permettre de ratifier la Convention No 103 et, par conséquent, de donner suite aux initiatives cantonales, ce que je vous invite à faire.
- RedetextHansjörg Hassler(Bürgerlich-Demokratische Partei)Schweiz
Die Standesinitiativen Genf, Freiburg und Neuenburg verlangen, dass der Bund das Übereinkommen Nr. 103 der Internationalen Arbeitsorganisation (IAO) über den Mutterschutz unterzeichnet und dass er dafür sorgt, dass das Übereinkommen bei einer allfälligen Revision nicht ausgehöhlt und entwertet wird.
Das Übereinkommen Nr. 103 fasste im Jahr 1952 verschiedene Übereinkommen im Bereich Mutterschaft zusammen. Es ist von 39 Staaten ratifiziert worden, d. h. von einer relativ geringen Zahl angesichts der Gesamtmitgliedschaft der IAO von 175 Mitgliedstaaten. Im Rahmen der generellen Überholung der heute insgesamt 183 Übereinkommen wurde das Übereinkommen Nr. 103 im Jahre 1999 als nicht mehr zeitgemäss empfunden und deshalb in Revision gegeben.
Nun ist diese Revision im Jahre 2000 abgeschlossen worden. Zum Mutterschutz gibt es ein neues Übereinkommen. Das neue Übereinkommen Nr. 183 enthält eine Schlussbestimmung. In dieser Schlussbestimmung, in Artikel 20 des neuen Übereinkommens, steht, dass das alte Übereinkommen Nr. 103 nicht mehr zur Ratifikation offen steht, sobald das neue Übereinkommen in Kraft tritt. Das neue Übereinkommen tritt in Kraft, sobald zwei Staaten es ratifiziert haben. Am 7. Februar 2001 hat die Slowakei das Übereinkommen nach Italien ratifiziert, womit gemäss den Schlussbestimmungen das neue Übereinkommen offiziell am 7. Januar 2002 in Kraft getreten ist. Seit diesem Zeitpunkt ist eine Ratifikation des alten Übereinkommens nicht mehr möglich. Es ist deshalb faktisch unmöglich, das Übereinkommen Nr. 103 zu ratifizieren.
Hingegen ist die Verwaltung gemäss der Verfassung der IAO verpflichtet, dem Parlament alle Übereinkommen der IAO, welche von der Arbeitskonferenz angenommen wurden, innerhalb von 18 Monaten in einem Bericht oder in einer Botschaft vorzulegen. Das neue Übereinkommen liegt in der Zwischenzeit vor. In einem Bericht zum neuen Übereinkommen beantragt der Bundesrat dem Parlament, vom Bericht Kenntnis zu nehmen.
Das neue Übereinkommen Nr. 183 bringt einige Verbesserungen, verbunden mit einer gewissen Flexibilisierung. Grundsätzlich unterstehen alle unselbstständig erwerbstätigen Frauen dem Schutz des Abkommens. Die Dauer des Mutterschaftsurlaubs wird von 12 auf 14 Wochen verlängert; die finanzielle Unterstützung soll dabei zwei Drittel des früheren Verdienstes nicht unterschreiten. Um die Lage der Frauen auf dem Arbeitsmarkt zu schützen, sind die Geldleistungen grundsätzlich durch gesetzliche Sozialversicherungen oder durch öffentliche Mittel zu gewährleisten.
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Die Kommission beantragt Ihnen einstimmig, vom Bericht des Bundesrates Kenntnis zu nehmen. Das schweizerische Recht ist zurzeit mit den Bestimmungen des Übereinkommens nicht vereinbar. Gemäss langjähriger Praxis ratifiziert die Schweiz jene IAO-Übereinkommen, deren Bestimmungen mit nationalem Recht und nationaler Praxis übereinstimmen. Nach dem Abstimmungsresultat vom 13. Juni 1999 gibt es in der Schweiz weiterhin weder eine Mutterschaftsversicherung noch einen Mutterschaftsurlaub, weshalb eine Ratifikation nicht oder noch nicht möglich ist. Der vorliegende Bericht zum revidierten Übereinkommen über den Mutterschutz wurde der Eidgenössischen Kommission für Angelegenheiten der IAO vorgelegt. Diese ausserparlamentarische beratende Kommission, welche aus Mitgliedern der Verwaltung und der Sozialpartner besteht, stimmt der vorliegenden Analyse des Berichtes zu. Der Bundesrat wird nach einem allfälligen Inkrafttreten einer Mutterschaftsversicherung das Übereinkommen erneut auf seine Übereinstimmung mit Schweizer Recht und Praxis prüfen.
Die Parlamentarische Initiative Triponez, "Revision Erwerbsersatzgesetz. Ausweitung der Erwerbsersatzansprüche auf erwerbstätige Mütter" (01.426), welcher der Nationalrat am 29. November 2001 Folge gegeben hat, geht in die gleiche Richtung wie das IAO-Übereinkommen Nr. 183. Sobald eine Mutterschaftsversicherung in der Schweiz gesetzlich umgesetzt ist, wird die Ratifikation des Übereinkommens Nr. 183 zu prüfen sein.
Zusammenfassend möchte ich nochmals auf die heute zu behandelnden Fragen zurückkommen. Den drei Standesinitiativen - Genf, Freiburg und Neuenburg - kann keine Folge gegeben werden: Die Ratifikation des alten Übereinkommens Nr. 103 über den Mutterschutz ist nicht mehr möglich, weil es durch ein neues Übereinkommen ersetzt wurde.
Die Kommission beantragt Ihnen mit 9 zu 7 Stimmen bei 1 Enthaltung, den drei Standesinitiativen keine Folge zu geben. Zudem hat Ihnen die vorberatende Kommission ohne Gegenstimme beantragt, vom Bericht des Bundesrates zum revidierten Übereinkommen Nr. 183 über den Mutterschutz, das die Internationale Arbeitskonferenz verabschiedet hat, Kenntnis zu nehmen.
- RedetextThérèse Meyer-Kaelin(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
A la suite du refus par le peuple suisse de l'assurance-maternité fédérale, les cantons de Genève, de Fribourg et de Neuchâtel ont déposé chacun une initiative cantonale demandant dans un premier point la ratification de la Convention No 103 de l'OIT (protection de la maternité). Dans un deuxième point, ils demandaient de veiller à ce que la convention ne soit pas vidée de son sens et de ses valeurs lors d'une éventuelle révision.
La Convention No 103 de 1919, révisée en 1952, proposait d'établir un congé-maternité de 12 semaines au moins, assorti de dispositions visant à couvrir financièrement les prestations médicales découlant d'un accouchement par le biais d'assurances ou d'engagements de fonds publics, et à favoriser l'allaitement maternel, entre autres.
La Suisse n'avait pas pu la ratifier, car elle n'avait pas pu introduire les dispositions matérielles requises suite au vote négatif du peuple en juin 1999 au sujet de l'assurance-maternité.
Autre événement: la Convention No 103 a été révisée depuis, et une réglementation plus favorable aux femmes a été introduite, puisque le congé-maternité passe de 12 à 14 semaines avec le versement requis d'au moins deux tiers du gain antérieur, mais comportant aussi une certaine souplesse. Nous avons pris connaissance à ce sujet du rapport concernant la Conférence internationale du travail dans sa 88e session. La Convention No 183 remplace donc la Convention No 103, qui est caduque.
Je commencerai par le deuxième voeu des cantons. Le deuxième voeu contenu dans les initiatives cantonales est rempli, puisque la nouvelle convention apporte des améliorations. Concernant la ratification proprement dite, la commission propose, par 10 voix contre 7 et avec 1 abstention, de ne pas y procéder pour deux raisons: d'une part, parce que la convention a été remplacée et n'est donc plus sujette à ratification sous cette forme et, d'autre part, parce que la Suisse a pour habitude de ratifier les conventions qui concordent avec le droit national.
La commission par contre s'engage massivement pour établir un congé-maternité digne de ce nom, c'est-à-dire 14 semaines remboursées à 80 pour cent, par une révision de la loi sur les allocations pour pertes de gain. Le projet est prêt et sera examiné en commission à la fin de ce mois. Cette fois, nous devons réussir; je veux dire: nous réussirons ensemble.
La ratification de la nouvelle Convention No 183 suivra donc naturellement quand les dispositions matérielles seront en place.
La commission propose donc de ne pas donner suite aux initiatives cantonales.
- Redetext
- Redetext
- RedetextChristine Beerli(FDP.Die Liberalen)Schweiz
Sie haben einen ausführlichen schriftlichen Bericht Ihrer Kommission erhalten. Die Kommission beantragt Ihnen mit 8 zu 2 Stimmen, allen drei Standesinitiativen keine Folge zu geben. Ich kann die Argumentation kurz in zwei Punkten zusammenfassen:
1. Wir sind der Ansicht, dass wir den Initiativen keine Folge geben müssen, weil die gesetzlichen Grundlagen in der Schweiz nicht bestehen. Nachdem das Volk mit grosser Mehrheit die Einführung einer Mutterschaftsversicherung verworfen hat, sind die Voraussetzungen nicht gegeben, dieses Übereinkommen zu ratifizieren.
2. Für uns ebenso bestimmend war, dass in der Zwischenzeit dieses Abkommen schon wieder revidiert worden ist. Das Übereinkommen Nr. 103 trägt jetzt die Nr. 183. Im Juni dieses Jahres ist ein neues Übereinkommen abgeschlossen worden, das nächstes Jahr in Kraft treten wird. Wir haben es aus diesem Grunde auch nicht als angezeigt erachtet, jetzt noch das Abkommen Nr. 103 zu ratifizieren.
Aus diesen beiden Gründe beantragen wir Ihnen, den drei Standesinitiativen keine Folge zu geben.
- Redetext
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