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IA agentique : qui décide pour nous ?

(26.4335)InterpellationEingereicht
Schweiz30.09.2026
Profil
Typ
Interpellation
Status
Eingereicht
Parlament
Schweiz
Nummer
26.4335
Beginn
30.09.2026
Referenzen & Quelle
Amtliche Quelle
Offizielles Profil
Externe ID
20264335
Beiträge(2)
Verlauf(1)
  • Eingereicht
Texte(2)
  • Titel des GeschäftesTEXT
    Titel folgt
  • Texte déposéTEXT

    Chercher, comparer, se tromper, décider : c'est ainsi qu'on forge son jugement. Les agents d'IA proposent désormais de le faire à notre place. Parmi eux, Muse, lancé par Meta le 8 septembre 2026 aux États-Unis, a démarré, selon des estimations, plus vite que ChatGPT. Intégré à WhatsApp, cet agent arrivera bientôt sur les lunettes de Meta et sur Muse Charm, un porte-clés à avatar façon Tamagotchi. Il continue d'agir en arrière-plan, application fermée ; avec des lunettes, il pourrait voir et entendre ce que nous vivons. Lorsqu'un agent nous accompagne en permanence, choisit-on encore consciemment ce qu'on lui délègue ?

    Plus on délègue, moins on voit les alternatives écartées, et moins on exerce les compétences qui fondent notre autonomie. L'agent agit sans qu'on le voie, et un avatar inspire une confiance qui peut abaisser la vigilance. Le risque concerne chacun, personnes âgées comprises, et plus encore les jeunes, qui forgent leur jugement. Muse est réservé aux adultes, mais il est intégré à WhatsApp, ouvert dès 13 ans, et le contrôle de l'âge dépend de Meta seul.

    L'enjeu est aussi démocratique. Un agent qui sélectionne l'information influence ce que nous voyons avant de voter ; en démocratie directe, où l'on vote plusieurs fois par an, ce filtre pèse lourd. Si quelques groupes contrôlent ces agents, ils contrôlent un accès décisif à l'information. Rien n'établit que la LPCom couvrira les agents, et les axes annoncés de la réglementation de l'IA ne mentionnent ni la cognition, ni la formation de l'opinion.

    1. Comment le Conseil fédéral évalue-t-il l'effet d'une délégation répétée à des agents d'IA sur les capacités cognitives (attention, mémoire, raisonnement, jugement) et la liberté de penser, en particulier des jeunes ? Entend-il faire mesurer cet effet dans la durée, par exemple par une étude longitudinale ?
    2. Juge-t-il suffisante une limite d'âge contrôlée par le fournisseur, ou entend-il exiger une vérification d'âge, par exemple via l'e-ID ? Vu l'art. 11 Cst., la réglementation de l'IA prévoira-t-elle des obligations contraignantes pour protéger l'intégrité cognitive des mineurs ?
    3. Vu l'art. 34, al. 2, Cst., qui protège la libre formation de l'opinion, comment évalue-t-il les effets des chatbots et agents d'IA sur les votations et élections ? Entend-il les inclure dans le champ de la LPCom ou les traiter dans la réglementation de l'IA ?

Daten: OpenParlData · CC BY 4.0